La main invisible

Synopsis

Le film suit le processus de la production de l’aluminium, de l’extraction de la bauxite en Guinée jusqu’aux entrepôts des usines d’Alcan au Québec. En chemin on fait la connaissance des ferblantiers, des bijoutiers, des teinturiers, des ébénistes qui fabriquent des instruments de musique, mais aussi une troupe de danseurs qui rêvent de se produire à l’étranger.

La main invisible propose une réflexion sur l’homme et la matière, l’espace et le temps, le travail, l’art et l’artisanat.

Extraits critiques

«De ce soleil trompeur, cette activité humaine, ce flux incessant de danse, de rire, de chants, le cinéaste a rapporté un poème au souffle colossal. Une méditation filmée à juste distance qui laisse parfois son «sujet» lui échapper pour mieux le ressaisir ensuite.»
Denis Côté, ICI, novembre 2002

«Un regard inédit, attentif, observe les rapports entre les gens, les choses, entre les gens et les choses, sous un angle indécidable. L’angle est-il politique? économique? social? culturel? Tout ça à la fois, mais sans en être la somme. C’est tout aussi subjectif qu’objectif. Le film en devient irrécupérable idéologiquement.(…) Cette liberté butineuse donne au film son économie et sa morale, en offrant au spectateur une aventure mentale et sensorielle inestimable.»
André Roy 24 images N°110

«Exclu de son environnement, amputé d’une partie de lui-même, l’homme doit élaborer une stratégie pour reconquérir ou récupérer, en biaisant le lieu dont il est expulsé. Reconquérir : La main invisible de Sylvain L’Espérance met en parallèle l’extraction de la bauxite en Guinée, par des machines démesurées et sans hommes, et la vie d’une troupe de danseurs qui réinvestissent symboliquement la terre par la danse : les explosions des mouvements répondent à celles, monstrueuses, de la carrière dynamitée.»
Jean-Philippe Tessé, Cahiers du Cinéma, avril 2003

Festivals

Prix du meilleur documentaire canadien aux 19e Festival Vues d’Afrique,
-Compétition officielle, 25e Festival Cinéma du réel à Paris,
-Compétiton officielle, Canadian Spectrum, 2003 HOTDOCS Festival, Toronto,
- 4e Rencontres internationales du documentaire de Montréal,
-Etats généraux du film documentaire de Lussas 2004,

Fiche technique

Betacam numérique, couleur, 77 minutes 2002
Recherche, production, réalisation : Sylvain L’Espérance
Images : Jacques Leduc
Son : Diane Carrière
Montage sonore : Francine Poirier
Montage : René Roberge